Epidémie

Chaque année, environ 500 000 nourrissons sont atteints par cette infection saisonnière, dont 100 000 à 120 000 en Ile-de-France. On peut dire qu’un enfant de moins de deux ans sur trois serait concerné tous les ans par la bronchiolite.

Cette infection n’est pas du tout nouvelle. En revanche, la bronchiolite semble plus fréquente actuellement, ce qui est vrai non seulement en France mais aussi dans toutes les villes des pays industrialisés. Cela serait dû à la pollution et la plus grande douceur du temps.

En effet, les bébés sont particulièrement fragiles du point de vue pulmonaire, leurs poumons étant encore relativement immatures et ne sont pas encore capable de bien se défendre.
Tous les agents agressifs constituent donc des dangers.

Non seulement le nombre de ces bronchiolites augmente mais elle touche des enfants de plus en plus jeunes. La bronchiolite est la quatrième cause d’hospitalisation en pédiatrie.
L’atteinte de nourrissons plus jeunes suffirait à expliquer ces cas plus graves.
Plusieurs facteurs ont, sans doute, concouru à cette augmentation, parmi lesquels la promiscuité (crèches, vie en collectivité en contact avec des adultes porteurs sains du virus, déplacement facilités des nourrissons que l’on emmène partout avec soi etc…).

Chaque année l’épidémie de bronchiolite reproduit ce même schéma, commençant vers le 15 octobre jusqu’à la fin de l’hiver. La transmission se fait par voix aérienne (toux, éternuements) ou par l’intermédiaire des mains, de baisers ou d’objets souillés. Le virus respiratoire syncytial (VRS) survit plusieurs heures sur les objets. On estime que 95 % des enfants ont été infectés par le VRS avant l’âge de deux ans. Mais la plupart du temps cela se traduit par un rhume banal.

Le VRS bien qu’assez fragile peut survivre 30 minutes sur la peau, 7 heures sur les surfaces, d’où la nécessité d’un vigilance sur l’hygiène.

Le VRS est ubiquitaire et se diffuse lors d’épidémie survenant tous les ans durant la saison froide et humide généralement de décembre à mars dans les pays tempérés. Des souches des deux groupes antigéniques circulent de façon concomitante. L’épidémie de VRS précède ou succède à l’épidémie annuelle de grippe

La bronchiolite reste le plus souvent une infection bénigne et la guérison est, de loin, l’issue la plus fréquente.