Infection ORL et rhume

RHUME : la rhinopharyngite (ou nasopharyngite, communément nommée rhume banal) est une infection fréquente et généralement bénigne des voies aériennes supérieures (cavité nasale et pharynx) par un virus, principalement les picornaviridés (dont les rhinovirus), les adénovirus ou les coronavirus.
Les symptômes principaux du rhume banal se manifestent par une rhinite (éternuements, toux, congestion et écoulement nasal de mucus), une pharyngite, une conjonctivite, des myalgies, de la fatigue, des maux de tête, mais pas de fièvre et une perte d’appétit.
Il s’agit de l’infection respiratoire la plus fréquente chez les jeunes enfants
L’infection par un rhinovirus est la cause la plus fréquente (40 %) des infections respiratoires bénignes, les autres étant dues à divers virus, notamment coronavirus, adénovirus, virus respiratoire syncytial, virus influenza (responsable de la grippe), virus para influenza. Les virus responsables du rhume banal se transmettent entre les individus de deux façons : par aérosol, généré lors de la toux ou de l’éternuement ; et par contact avec de la salive ou des sécrétions nasales contaminées.
Le virus inhalé contamine les cellules du nasopharynx (l’espace situé entre le nez et la gorge) et se multiplie rapidement. Les points d’entrée principaux sont le nez, mais aussi les yeux (dans ce cas, la contamination du nasopharynx s’effectue par drainage du liquide via le canal lacrymonasal).
La période d’incubation est en général de deux à cinq jours, parfois moins.

Le rhume est une maladie qui se manifeste souvent par temps froid. Cette périodicité s’explique par plusieurs phénomènes :
la promiscuité due aux comportements en hiver (dans les transports en communs, dans des restaurants…) favorisant la transmission virale ;
l’air est plus sec en hiver, la muqueuse du nez est aussi plus fragile et, par conséquent, plus vulnérable aux virus².

OTITE : Les otites sont des inflammations de peau ou de muqueuse de l’oreille. En fonction de la position et des caractéristiques de l’inflammation, l’otite va porter un nom plus spécifique.
Otite moyenne chronique et otite séreuse : il s’agit également d’une inflammation et/ou d’une infection de la muqueuse qui tapisse la cavité tympanique, mais elle est installée depuis plus de trois mois. Ce genre d’otite a tendance à se répéter régulièrement, donnant l’impression d’une continuité. L’évolution de la pathologie vers une otite chronique passe nécessairement par une phase d’otite séro-muqueuse (OSM) aussi dite otite séreuse qui correspond à une accumulation d’un liquide séro-muqueux dans la caisse du tympan en raison d’un défaut de ventilation des trompes d’Eustache. Elle se distingue de l’otite moyenne aiguë (dont elle peut être la conséquence) par la présence d’épanchements rétro-tympanique de mucus (bien que ceux-ci puissent aussi être très discrets et passer inaperçus sans un examen au microscope) et par l’absence d’inflammation, d’otalgie et de signes généraux. L’otite séreuse s’accompagne souvent d’une importante perte d’audition qui disparaît généralement à la rémission. Chez l’enfant, l’évolution naturelle de l’otite séreuse est le plus souvent favorable, et la maladie guérit d’elle-même en quelques semaines ou mois mais elle peut s’installer de façon chronique et dès lors nécessiter un traitement spécifique. Chez l’adulte, l’otite séro-muqueuse devient souvent chronique.
Les personnes souffrant régulièrement d’otites séro-muqueuses peuvent les prévenir par une bonne hygiène (pas de reniflement et un mouchage efficace) et une rééducation.
L’otite chronique peut engendrer une surdité et un écoulement chronique de l’oreille.

LARYNGITE : les laryngites sont des inflammations du larynx souvent infectieuses d’origine virale ou bactérienne. Une laryngite peut être plus ou moins dangereuse selon le siège de l’affection. Il existe aussi des laryngites chroniques irritatives dues au tabac ou à la mauvaise utilisation de sa voix. Il s’agit d’une inflammation de la muqueuse laryngée sous-glottique (en dessous des cordes vocales) fréquente chez l’enfant de moins de sept ans. Provoquée en général par une infection virale, on la rencontre majoritairement en hiver et ses symptômes souvent nocturnes sont une gêne à l’inspiration provoquant un bruit de stridor et une dyspnée avec voix, cri (chez le nourrisson) et toux rauques caractéristiques.
C’est une urgence, dont l’évolution peut être entravée par l’humidification de l’air et une consultation médicale est souhaitable dans les cas décrit ci-dessus.

PHARYNGITE : La pharyngite est une inflammation du pharynx. Elle est le plus souvent virale (90 % des cas environ). Plusieurs virus peuvent en être la cause dont voici quelques exemples : adénovirus, rhinovirus, Coxsackie, virus respiratoire syncytial, virus Influenza, parainfluenza, mononucléose infectieuse… Les bactéries ne sont responsables que de 10 % des cas. Le plus fréquent est le Streptocoque β-hémolytique du groupe A (rare chez les moins de 3 ans). Les patients ayant la pharyngite peuvent présenter de la rhinorrhée (ou écoulement nasal), de l’enrouement, de la toux, une conjonctivite, de la dysphagie, de l’odynophagie, des malaises généraux et de la fièvre. tant donné que la majorité des pharyngites sont d’origine virale, on ne doit pas traiter avec des antibiotiques (efficaces seulement contre les bactéries). Le traitement est symptomatique: boire de l’eau, analgésiques/antipyrétiques comme le paracétamol, se gargariser avec de l’eau salée chaude, prendre des pastilles.

EN CONCLUSION
La prévention prend toute sa place dans ces épidémies saisonnières:

  • Mouchage avec du sérum physiologique autant que nécessaire (toutes les 2 heures -quand l’enfant est réveillé- si l’encombrement est important)
  • Suivi d’une aspiration au mouche-bébé
  • Se laver fréquemment les mains
  • Éviter de partager ustensiles, bouteilles d’eau et brosses à dents, sucettes…